Vente à terme et viager sont deux dispositifs permettant de vendre un bien immobilier en percevant des revenus réguliers. Mais ils présentent des différences fondamentales, notamment sur la durée, le risque et la sécurité juridique. À Paris et en Île-de-France, de plus en plus de propriétaires et d'acquéreurs se posent la question du meilleur choix.
La différence principale : durée déterminée vs durée aléatoire
Le viager est lié à la durée de vie du vendeur : l'acquéreur paie des rentes jusqu'au décès. La vente à terme, elle, fixe contractuellement une durée précise (ex. 7, 10 ou 15 ans). Passé ce délai, les mensualités s'arrêtent, quelle que soit la situation des deux parties.
- Viager : durée inconnue, aléatoire, liée au décès du vendeur
- Vente à terme : durée fixe, connue à l'avance des deux parties
- Viager : rente peut durer 5 ans comme 30 ans
- Vente à terme : mensualités stoppent à l'échéance prévue
Sécurité et prévisibilité : avantage vente à terme
La vente à terme élimine l'aléa du viager. L'acquéreur sait exactement ce qu'il paiera au total. Le vendeur sait exactement combien il percevra et sur quelle durée. Cette transparence favorise la confiance entre les parties et facilite la conclusion de l'accord.
Fiscalité et transmission : quelles différences ?
Les deux dispositifs présentent des avantages fiscaux, mais leur traitement diffère. Les rentes viagères bénéficient d'un abattement progressif selon l'âge du vendeur. Les mensualités de vente à terme sont soumises à un régime différent. Un expert patrimonial peut optimiser le choix selon la situation personnelle.
Quand choisir la vente à terme plutôt que le viager ?
La vente à terme est préférable lorsque vendeur et acquéreur cherchent la sécurité, la transparence et la prévisibilité. Elle convient particulièrement aux propriétaires souhaitant organiser leur patrimoine sur un horizon défini, ou aux acquéreurs qui veulent maîtriser le coût total de leur acquisition.
